« Quand je panique, la mécanique de mon coeur déraille au point que je me prends pour une locomotive à vapeur dont les roues décollent dans les virages. Je voyage sur les rails de ma propre peur. De quoi ai-je peur ? De toi, enfin de moi sans toi. La vapeur, panique mécanique de mon coeur, filtre sous les rails. Ô que tu me tenais chaud. Notre dernière étreinte est encore tiède, pourtant j'ai déjà aussi froid que si je ne t'avais jamais rencontrée ce jour le plus froid du monde. Le train s'ébroue dans un fracas lancinant. Je voudrais remonter le temps pour déposer mon vieux tacot de coeur au sommet de tes bras. Les rythmes syncopés du train me causent quelques fracas que j'apprendrai à éviter une autre fois, mais là j'ai du pop-corn dans le coeur. »_M.